Près de neuf colonies d'abeilles sur dix aux Pays-Bas ont survécu à l'hiver dernier. Ce taux de 90 % de survie est encourageant, même s'il reste du chemin à parcourir pour assurer pleinement la santé des abeilles.


Les relevés auprès des apiculteurs indiquent que 14 % des colonies n'ont pas résisté à l'hiver écoulé. Ce chiffre est plus élevé que l'année précédente (6,5 % de pertes sur 80 000 colonies), qui était exceptionnellement faible. « Après deux ans, le taux de pertes remonte à environ 15 %, mais reste inférieur aux 20 % observés il y a quelques années », précise Koos Biesmeijer, chercheur au Naturalis Biodiversity Center.
Un taux de mortalité de 10 % est considéré comme normal pour les colonies d'abeilles. À 15 %, il mérite une vigilance accrue sur les causes potentielles.
Depuis plus de trente ans, les apiculteurs combattent le varroa, un acarien parasite exotique qui affaiblit les abeilles. Grâce à une meilleure formation et à des méthodes de contrôle efficaces, les progrès sont notables ces dernières années. Par ailleurs, la disponibilité en nourriture a diminué en raison de la perte de biodiversité agricole et de l'urbanisation croissante (bâtiments, asphalte...).
Les pesticides jouent également un rôle : depuis 2013, l'Union européenne a interdit trois néonicotinoïdes particulièrement nocifs pour les abeilles.
Les abeilles domestiques sont essentielles à la pollinisation des cultures comme les fruits, fraises ou tomates. D'autres pollinisateurs (abeilles sauvages, bourdons, papillons) contribuent aussi, mais dans une moindre mesure. Environ 80 % des plantes dépendent des insectes pour leur pollinisation.
Quelle abeille pollinise votre fraise ?
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