Des scientifiques de l'Université de Leiden et de l'École polytechnique fédérale de Lausanne ont identifié un signal qui pourrait émaner de la matière noire.

En analysant minutieusement les données du satellite européen XMM-Newton à rayons X, des chercheurs de l'Université de Leiden (Pays-Bas) et de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) ont détecté un signal potentiellement lié à la matière noire.
La matière noire représente au moins 80 % de la masse de l'univers. Invisible aux télescopes optiques, elle se manifeste uniquement par son effet gravitationnel sur la matière ordinaire et la lumière.
Les scientifiques ont examiné les émissions de rayons X de la galaxie d'Andromède et de l'amas de Persée, un vaste regroupement de galaxies. Après soustraction des contributions des particules et atomes connus, un faible résidu persiste.
La distribution spatiale de ce signal résiduel correspond précisément à celle attendue pour la matière noire : plus intense au centre des galaxies, plus faible en périphérie. La même signature a été observée dans les données de notre Voie lactée.
Selon les chercheurs, ces rayons X trahissent la désintégration de "neutrinos stériles", des particules hypothétiques ultra-légères et encore plus weakly interactives que les trois neutrinos standards.
Par ailleurs, les observations récentes du satellite Planck confirment la stabilité de la matière noire, excluant un quatrième type instable de neutrinos.