Une analyse récente des données du satellite Kepler révèle un fait surprenant : il existe très peu d'exoplanètes mesurant entre 1,5 et 2 fois le rayon de la Terre.

Au cours des vingt dernières années, les astronomes ont identifié près de 3 500 exoplanètes, en grande partie grâce à Kepler. Lancé en 2009, ce télescope spatial détecte ces mondes lointains en observant les légères et régulières diminutions de luminosité des étoiles, causées par le passage d'une planète devant son astre hôte.
Parmi ces exoplanètes, deux populations dominent : les planètes rocheuses, jusqu'à 1,75 fois le rayon terrestre, et les "mini-Neptunes", deux à 3,5 fois plus grandes. Les intermédiaires, en revanche, sont extrêmement rares, formant une "lacune" dans la distribution des tailles.
Les scientifiques attribuent cette anomalie au processus de formation planétaire. Tout commence par un noyau rocheux de taille terrestre. Certaines planètes parviennent ensuite à accumuler de l'hydrogène et de l'hélium gazeux, devenant des mini-géantes. Ce succès semble binaire : soit complet, soit absent. De plus, les planètes ayant capturé du gaz peuvent le perdre sous l'effet du rayonnement stellaire intense.