Un multivers, ensemble de nombreux univers coexistants, pourrait être bien moins inhospitalier que prévu.

Deux études récentes publiées dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society le démontrent grâce à des simulations informatiques avancées. Elles révèlent que de nombreux univers au sein d'un multivers pourraient abriter la vie.
La viabilité d'un univers dépend largement de sa quantité d'énergie sombre. Trop d'énergie sombre entraîne une expansion trop rapide, diluant la matière avant la formation d'étoiles et de planètes.
Notre univers semble disposer d'une quantité précise d'énergie sombre, propice à la vie, ce qui paraît être une coïncidence. D'où l'attrait de la théorie du multivers chez les cosmologistes : parmi de multiples univers, certains seraient "bons".
Cependant, des simulations menées par des scientifiques britanniques et australiens montrent qu'un univers contenant des centaines de fois plus d'énergie sombre que le nôtre peut encore former étoiles et planètes facilement.
La probabilité d'un tel excès d'énergie sombre est élevée. Ainsi, le multivers ne suffit pas à expliquer pourquoi notre univers en contient si peu, qu'il en fasse partie ou non.
Les propriétés spécifiques de notre univers demeurent mystérieuses. Cela n'exclut pas l'existence d'un multivers, mais suggère l'existence d'une loi naturelle inconnue.