Pendant les missions Apollo, les Américains ont rapporté sur Terre plusieurs centaines de kilogrammes de roches lunaires et de poussières. Certains échantillons ne font l'objet d'analyses approfondies que maintenant.

Début de semaine, des chercheurs de la NASA ont ouvert une roche lunaire collectée en 1972 lors de la mission Apollo 17 et ramenée sur Terre. Cette dernière mission du programme Apollo – et pour l'instant, la dernière à avoir emmené des humains sur la Lune – a vu les astronautes Gene Cernan et Harrison Schmitt prélever des échantillons via un tube foré dans le sol lunaire. Ils en ont rapporté deux, dont le premier fait l'objet d'une étude approfondie.
Cette recherche s'inscrit dans l'initiative de la NASA appelée Apollo Next Generation Sample Analysis (ANGSA), où des scientifiques examinent la composition du sol lunaire avec des techniques évoluées ces dernières décennies. Deux photos publiées par la NASA illustrent ces avancées : obtenues avec un scanner aux rayons X, elles montrent une nette amélioration des détails par rapport aux images des années 1970. De nombreux échantillons lunaires ne sont analysés qu'aujourd'hui grâce à ces progrès.
Les missions Apollo ont au total rapporté 382 kilogrammes d'échantillons lunaires sur Terre. Les analyses précédentes ont confirmé que la Lune s'est formée à partir de fragments terrestres libérés lors d'une collision avec une autre planète (peut-être Mars). Ainsi, la Lune a à peu près le même âge que la Terre.