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Reflux gastro-œsophagien : causes, symptômes et traitements efficaces contre les brûlures d'estomac

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) se produit lorsque l'acide gastrique, et parfois des aliments ou liquides, remonte dans l'œsophage, le tube musculaire reliant la gorge à l'estomac.

Qu'est-ce que le reflux gastro-œsophagien ?

Normalement, le sphincter œsophagien inférieur, une valve musculaire en anneau à la base de l'œsophage, retient l'acide et le contenu stomacal. En cas de RGO, cette valve dysfonctionne, se relâche prématurément et permet au contenu acide de remonter. L'œsophage, non protégé contre cet acide, s'irrite, provoquant brûlures d'estomac ou aigreurs.

Si persistant, le RGO peut endommager l'œsophage, favoriser pneumonie ou bronchite (acide inhalé la nuit), ou éroder l'émail dentaire si remontée buccale.

Personnes à risque

Les personnes souffrant d'hernie hiatale, où la partie supérieure de l'estomac passe dans le thorax via le diaphragme, sont particulièrement vulnérables. Cela altère le sphincter, favorisant le reflux.

Traitement du reflux gastro-œsophagien

Pour un RGO modéré, évitez les déclencheurs alimentaires, adoptez des changements de vie et utilisez des médicaments en vente libre. Si insuffisant, consultez un médecin pour prescription. Les cas graves requièrent parfois une chirurgie.

Médicaments

Les antiacides (Maalox, Mylanta, Rolaids, Tums) neutralisent l'acide et soulagent rapidement. Les bloqueurs H2 (cimétidine, famotidine/Pepcid, nizatidine/Axid, ranitidine/Zantac) inhibent la production d'acide ; prenez-les avant les repas. Consultez si usage fréquent.

Les inhibiteurs de la pompe à protons (lansoprazole/Prevacid, oméprazole/Losec, pantoprazole/Pantoloc) bloquent la sécrétion acide au niveau cellulaire. Le métoclopramide (Reglan) renforce le sphincter et accélère le vidage gastrique.

Changements de mode de vie

  • Pratiquez une activité physique modérée régulièrement pour réduire le stress et soutenir la santé digestive. Évitez les exercices en flexion.
  • Restez assis ou debout 2-3 heures après les repas ; ne vous couchez pas immédiatement.
  • Buvez beaucoup d'eau (8 verres de 250 ml/jour) pour diluer l'acide.
  • Perdez du poids si surplus : régime équilibré + exercice facilitent la fermeture du sphincter.
  • Optez pour 5 petits repas par jour, mangés lentement en position assise, pour éviter ballonnements et pression.

Diagnostic et interventions

Le diagnostic repose sur symptômes, complété par tests : œsophagramme au baryum (radiographie post-ingestion), endoscopie (tuyau souple pour visualisation), manométrie et pH-métrie œsophagienne (via sonde nasale).

Pour cas réfractaires, la fundoplication de Nissen resserre le sphincter (par laparoscopie). Nouvelles techniques : radiofréquence endoscopique (brûlure musculaire pour cicatrisation), ou sutures endoscopiques. Ambulatoires, durent ~1h, effets secondaires mineurs (douleur thoracique passagère).

Prévention

  • Évitez les déclencheurs : alcool, chocolat, agrumes, caféine/gazéifiés, frits/gras, menthe, épices, ail/oignon, tomate/produits.
  • Arrêtez de manger/boire 3h avant le coucher.
  • Vérifiez médicaments (ibuprofène, aspirine, antidépresseurs tricycliques, inhibiteurs calciques, théophylline).
  • Infusions : camomille (3-4x/jour), gingembre (1,5 c. à thé frais/250 ml, 10 min).
  • Réglisse déglycyrisée (comprimés avant repas) pour mucine protectrice.
  • Hydraste du Canada (1/2 c. à thé/3 c. à s. eau) ou jus d'aloe (1/2 tasse 3x/jour). Pour indigestion : fenouil, achillée millefeuille, épine-vinette.
  • Jus de chou (glutamine apaisante).
  • Bicarbonate de soude (1 c. à thé/verre eau).
  • Gomme sans sucre : stimule salive, renvoie acide (efficace chez 70% selon étude).
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