La réverbération du soleil sur la neige et la sécheresse de l’air dans les pièces surchauffées irritent les yeux et peuvent, à long terme, causer des dommages irréversibles à la vue. Découvrez nos conseils d’experts pour les protéger et prévenir lésions cornéennes et cataractes.
Le trouble oculaire le plus fréquent en hiver est une sensation de brûlure ou de démangeaison, comme si un corps étranger était logé dans l’œil. Elle résulte souvent de la sécheresse de l’air dans les espaces chauffés aux fenêtres closes, mais peut aussi survenir dehors par temps sec et venteux.
Les porteurs de lentilles de contact y sont particulièrement sensibles, tout comme les femmes après la ménopause en raison d’une moindre production d’œstrogènes.
« Je vois des patients qui larmoient sans arrêt, explique le Dr Pierre Faber, chef du service d’ophtalmologie à la clinique Providence Health Care de Vancouver. Le problème est que leur sécrétion lacrymale n’est pas normale : dès que les yeux sèchent, elle augmente de façon excessive. » À la longue, cette dessiccation peut altérer la vision ou endommager la cornée.
Que faire ?
Lors de longues sessions de ski, patinage ou déneigement, les UV réfléchis par la neige et la glace irritent la cornée, provoquant une kératite : yeux rouges, brûlants et sensibles à la lumière. Des gouttes antibiotiques peuvent être nécessaires pour prévenir l’infection. La surexposition aux UV favorise aussi les cataractes. Le froid, lui, n’est pas dangereux grâce aux défenses naturelles comme le larmoiement et le clignement.
Que faire ?