La sécheresse oculaire touche un nombre croissant de personnes, en grande partie dû à l'utilisation intensive des écrans. Des scientifiques de l'Université d'Anvers (UAntwerp) mènent des recherches innovantes sur de nouveaux traitements, au sein d'un consortium européen.
Entre 5 et 35 % des adultes dans le monde souffrent de sécheresse oculaire (DED), avec trois fois plus de femmes que d'hommes. Cette affection, causée par des enzymes provoquant douleur et inflammation, peut mener à une perte de vision. « Les experts anticipent une hausse spectaculaire du nombre de patients à l'avenir », explique le professeur Koen Augustyns, chimiste médical à l'UAntwerp. « Le vieillissement de la population joue un rôle, mais l'usage intensif des écrans, la pollution environnementale et le port de lentilles de contact contribuent également à cette tendance. »
Actuellement, les traitements reposent sur des anti-inflammatoires, des gouttes ou des gels. Cependant, un besoin urgent de thérapies plus efficaces se fait sentir. Soutenu par l'Europe via le Marie Curie Innovative Training Network, le consortium international Integrated Training in Dry Eye Disease Drug Development (IT-DED), coordonné par l'UAntwerp, a été lancé.
« Nous avons compilé une vaste bibliothèque d'inhibiteurs d'enzymes prometteurs. Il nous reste à les tester en profondeur, notamment pour leur efficacité et leur sécurité. Dans le cadre de l'IT-DED, douze jeunes chercheurs talentueux collaborent sur de nouvelles thérapies, dans un environnement d'expertise optimale. L'objectif : des traitements plus performants. »