Avec les probiotiques et les thérapies à base de bactéries, il est essentiel pour les médecins de localiser précisément les microbes dans les tissus ou organes. Une technologie innovante basée sur les ultrasons, comparable à un radar, permet désormais cette détection sans risque.

Les ultrasons, utilisés par les sous-marins et les dauphins pour sonder l'environnement sous-marin, sont idéaux pour détecter les microbes. Contrairement à la lumière, les ondes sonores traversent la plupart des tissus corporels sans les endommager, à condition que l'intensité reste modérée.
Des microbiologistes américains ont mis au point une méthode détection des bactéries par ultrasons. Cette recherche, initiée en 2010, a débuté par la découverte fortuite de la bactérie aquatique Anabaena flos-aquae. Ce microbe possède des vésicules cellulaires qui réfléchissent les ondes sonores de manière unique, rendant les bactéries détectables et distinguables des autres cellules.
Les scientifiques ont tenté de transférer ces vésicules à E. coli, une bactérie intestinale couramment utilisée en probiotiques. Les gènes d'A. flos-aquae seuls ont échoué, de même que ceux de Bacillus megaterium. La combinaison des gènes des deux bactéries a enfin permis à E. coli de produire ces vésicules.
Les tests ont confirmé une détection parfaite des bactéries modifiées par ultrasons, même en profondeur dans le corps de modèles animaux.