À neuf jours de la rentrée dans le plus grand district scolaire des États-Unis, à New York, le maire Bill de Blasio a annoncé le 1er septembre 2020 un report des cours pour renforcer les mesures de sécurité contre le COVID-19. Les élèves prévus en présentiel le 10 septembre n'ont repris qu'au 21 ; les classes à distance ont aussi été décalées. Ce délai, issu d'un accord anti-grève, répond aux inquiétudes des enseignants et parents à travers le pays.
Les États-Unis affichent alors les taux de COVID-19 les plus élevés au monde, avec près de 6 millions de cas au 1er septembre selon l'OMS. La flambée des infections, la transmission communautaire élevée, les tests limités et la traçabilité défaillante compliquent les comparaisons avec les pays mieux contrôlés.
Si des incertitudes persistent sur l'impact du COVID-19 chez les enfants, de nombreuses études apportent des éclairages précieux. Les enfants présentent majoritairement des symptômes légers ou absents, bien qu'un rare syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-C) ait été observé, encore mal compris. Leur susceptibilité à l'infection et leur rôle dans la transmission restent débattus.
Stacker a compilé des faits et statistiques fiables de la Kaiser Family Foundation (KFF), des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et d'autres sources officielles. Les enfants sont définis comme les moins de 18 ans.
1 / 22 Les moins de 18 ans comptent pour 8,1 % des cas signalés au 1er septembre 2020. Les 0-4 ans : 1,7 % ; les 5-17 ans : 6,4 %, indiquant une susceptibilité croissante avec l'âge.
Malgré moins de 10 % des cas totaux, le nombre reste élevé : 631 cas pour 100 000 enfants selon l'American Academy of Pediatrics (données au 27 août 2020).
3 / 22 Seulement 1,5 % des hospitalisations au 22 août 2020, confirmant des symptômes généralement plus légers, sans besoin fréquent d'intervention médicale.
4 / 22 Ils forment 22 % de la population mais moins de 1 % des décès. Les tranches 0-4 ans et 5-17 ans : chacune moins de 0,1 % des décès totaux (CDC).
5 / 22 Selon des experts (juillet 2020), plus de 90 % des cas pédiatriques sont asymptomatiques ou légers (nez, sinus, gorge), contrairement aux adultes.
6 / 22 Maladie rare au 20 août 2020 : 694 cas, 11 décès. La plupart se rétablissent, parfois sans infection COVID-19 préalable connue.
7 / 22 Preuves précoces : moins d'infections chez les <10 ans exposés, expliquant une moindre propagation dans les écoles primaires au printemps 2020.
8 / 22 Les >10 ans présentent un risque similaire aux adultes. Études contradictoires : seuil vers 20 ans (Nature Medicine, juin 2020) ou dès 10 ans.
9 / 22 Études : plus d'adultes vers enfants que l'inverse, surtout chez les jeunes enfants dans les foyers infectés.
10 / 22 Focus sur symptômes graves explique le sous-testing pédiatrique, biaisant les données sur leur impact.
11 / 22 Moins symptomatiques, rarement cas index ; leur rôle transmissif pourrait être sous-estimé (KFF).
12 / 22 Recommandés en espaces publics clos, couvrant bouche et nez.
13 / 22 Distance 2 m, hygiène, désinfection jouets/surfaces (CDC).
14 / 22 Moins risquées que l'intérieur ; jeux espacés à l'air libre recommandés.
15 / 22 Risque élevé pour aînés ; enfants asymptomatiques menacent particulièrement.
16 / 22 Étude JAMA (juillet 2020) : 424 cas et 13 décès évités/100 000 en 26 jours.
17 / 22 Corée du Sud, Finlande... : sans rebond grâce à contrôle épidémique.
18 / 22 Canada, Chili, France, Israël : foyers scolaires augmentant transmission.
19 / 22 6 % des >65 ans ; risque transmission intra-familiale.
20 / 22 25 % ont comorbidités graves ; 1,47 million vulnérables.
Augmentation mars-juillet 2020 (CDC) ; sous-déclaration probable.
Projet NEA : 1 081 écoles, 4 282 cas, 75 décès (sous-estimés, médias).