Le retour en classe en présentiel à l'automne, après les fermetures liées à la pandémie, a offert aux enfants une structure essentielle et un retour à la normalité, tout en soulageant les parents et tuteurs actifs. Cependant, cette reprise s'est accompagnée d'une hausse significative des cas de COVID-19 chez les enfants et adolescents. En avril, les enfants représentaient 2,2 % des cas aux États-Unis ; fin septembre, ce chiffre atteignait 10 %, selon l'American Academy of Pediatrics. Cette augmentation s'explique par le retour à l'école, la reprise des sports et les interactions sociales.
Les écoles optant pour l'enseignement virtuel ou hybride ont révélé des inégalités technologiques, privant les élèves de communautés vulnérables d'outils nécessaires pour suivre les cours à distance. L'apprentissage en ligne a également accru la charge des parents entre travail et garde d'enfants.
Hors école, les enfants subissent les effets des perturbations des chaînes d'approvisionnement, causant des pénuries de vaccins dans les pays pauvres et exposant les petits à des maladies évitables. Certains risquent l'itinérance avec des orphelinats sous-staffés et des familles d'accueil réticentes. La pandémie génère aussi du stress, rendant les enfants plus irritables et anxieux.
Pour analyser ces impacts multiples du coronavirus sur les enfants mondiaux, nous avons compilé des études scientifiques, articles de presse, rapports gouvernementaux et données d'ONG fiables. Découvrez ci-dessous 32 effets documentés.
1 / 32L'épidémie a fermé des écoles dans 199 pays en avril 2020, selon le Programme alimentaire mondial. Résultat : au moins 369 millions d'enfants ont perdu leurs repas scolaires, un problème persistant malgré la hausse des cas en novembre.
2 / 32Malgré les appels des avocats à reporter les audiences, des enfants non accompagnés aux États-Unis demandent l'asile par vidéo dans un programme pilote à Houston. Les experts dénoncent un manque de procédure régulière et des problèmes techniques récurrents.
3 / 32Les mesures de distanciation prolongées nuisent au développement social, selon Healthline. Les interactions virtuelles manquent d'intimité pour les adolescents, limitant leurs opportunités de découverte de soi.
4 / 32De nombreuses écoles secondaires américaines ont reporté ou annulé les cérémonies de 2020, brisant le cœur des élèves et familles dont les efforts scolaires n'ont pas été célébrés.
5 / 32Les fermetures ont forcé le passage à l'en ligne, mais les inégalités technologiques et financières laissent des élèves à la traîne. À Philadelphie, The Philadelphia Inquirer rapporte que 25 % des élèves d'une classe manquaient de Wi-Fi ou devaient travailler.
6 / 32220 millions d'enfants chinois ont été cloîtrés chez eux, risquant sédentarité, troubles du sommeil et alimentation malsaine, alerte The Lancet.
7 / 32En confinement, les enfants dessinent camarades, grands-parents, sports et jeux, exprimant un désir universel d'expériences normales.
8 / 32Les appels aux hotlines ont chuté de 70 %, selon Reuters. Les enfants restés à la maison échappent à la vigilance extérieure.
9 / 32Mi-mars, les enfants espagnols étaient confinés six semaines. Après protestations, une heure quotidienne dehors a été autorisée.
10 / 328 millions d'enfants en orphelinats mondiaux risquent abus et infections, avertit Hope and Homes for Children.
11 / 32Verrouillages et restrictions voyage gelent les adoptions internationales, complique CNN.
12 / 32Parents adoptifs refusent de nouveaux enfants par peur du virus, risquant rue ou refuges surpeuplés, note The Marshall Project.
13 / 32La moitié des enfants US passent 6h+ en ligne quotidiennement (sondage ParentsTogether, avril 2020), contre 9 % avant, risquant addictions et dangers en ligne.
14 / 32Confinements mimant les vacances scolaires favorisent sédentarité et surpoids, selon l'Obesity Society (mars 2020).
15 / 32+79 % d'appels pour ingestion chez enfants en mars 2020 (National Poison Data System). La FDA urge étiquetage dissuasif.
16 / 32Pénuries dans 21 pays pauvres (OMS, Gavi). Risque de mortalité par maladies évitables comme rougeole ou polio.
17 / 32Uniformes avec extensions carton pour maintenir la distance en classe.
18 / 32Énurésie et cauchemars observés à Londres (CamdenNewJournal), dus à isolement et stress parental.
19 / 32La présidente Kersti Kaljulaid félicite les enfants pour leur discipline.
20 / 32ONU : +66 millions d'enfants en extrême pauvreté en 2020, plus centaines de milliers de décès.
21 / 32Save the Children (37 pays) : 40 % des enfants pauvres sans aide devoirs ; 2/3 sans contact individuel enseignant.
22 / 32Cognia (23 pays) : 80 % plus de devoirs en zones rurales, mais souvent faciles ou répétitifs.
23 / 32Save the Children : 2 % ne reviendront pas ; précédents comme Ebola montrent hausses de mariages forcés.
24 / 32Save the Children : doublement des violences lors fermetures, liées à pertes revenus.
25 / 32Save the Children : 95-96 % des familles impactées ; 45-59 % sans accès services réguliers.
26 / 3262 % des ménages peinent pour aliments sains (Save the Children) ; 52 % citent coûts prohibitifs.
27 / 32NPR/RWJF/Harvard (sept. 2020) : 76 % en graves difficultés financières.
28 / 32Familles minoritaires moins flexibles ; peurs accrues de contagion (Kaiser Family Foundation).
29 / 32Stress pandémique cause irritabilité, peur et distractions (Kaiser Family Foundation).
30 / 32Baisse vaccinations, dépistages ; craintes virus/coûts (Kaiser Family Foundation).
31 / 32De 2,2 % à 10 % (AAP), dû à écoles/sports/sociaux.
32 / 32VoxEU (nov. 2020) : +4,1 % décrochage ; -2,6 % diplômes uni ; -1 % salaires.