Le remplacement d'une articulation du genou ou de la hanche augmente le risque d'infarctus du myocarde et de thromboses.

Le remplacement d'une prothèse de genou ou de hanche élève significativement le risque d'infarctus et de caillots sanguins.
L'arthrose est une maladie dégénérative où le cartilage articulaire s'use, empêchant les os de glisser correctement et causant douleur et raideur. La prothèse totale du genou ou de la hanche reste souvent la solution ultime pour soulager ces symptômes. Avec le vieillissement démographique, ces interventions chirurgicales se multiplieront.
Pour évaluer ces risques cardiovasculaires, des chercheurs de la Boston University School of Medicine (Massachusetts) ont analysé 13 849 patients de plus de 50 ans, diagnostiqués arthrosiques et opérés d'une prothèse de genou. Leur santé a été comparée à celle de 13 849 témoins non opérés.
Les résultats révèlent 306 infarctus dans le groupe opéré contre 286 chez les témoins. Le risque est particulièrement élevé le premier mois post-opératoire, puis diminue progressivement. Le risque de thromboembolie veineuse (caillot dans une veine) reste significativement plus important pendant des années après l'intervention. (ev)