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Mini-cœurs humains : une avancée majeure pour étudier les crises cardiaques

Des scientifiques américains ont réussi à cultiver des mini-cœurs à partir de cellules souches humaines. Ces organes minuscules serviront à des recherches approfondies sur les crises cardiaques.

Les crises cardiaques constituent l'une des principales causes de mortalité dans les pays occidentaux. En Belgique, plus de 7 000 personnes en décèdent chaque année. C'est pourquoi des études intensives sont menées pour mieux les comprendre et les traiter. Cependant, les méthodes traditionnelles – cultures cellulaires et expérimentations animales – présentent des limites importantes.

Dans les cultures cellulaires, les cellules sont cultivées sur une surface plane, comme dans une boîte de Petri, ce qui diffère radicalement des conditions naturelles dans le corps humain.

L'expérimentation animale pose aussi problème. « Le cœur des souris et des rats bat cinq à dix fois plus vite que celui des humains », explique le chercheur américain Dylan Richards. « Leur mécanisme de pompage est totalement différent en raison de leur petite taille. » Ainsi, le cœur de souris n'est pas un modèle idéal pour l'humain.

Richards et son équipe ont développé un nouveau modèle : les mini-cœurs. Cultivés à partir de cellules souches humaines, ces organes mesurent environ un millimètre et se contractent rythmiquement, comme un vrai cœur.

Modélisation d'une crise cardiaque

Cultiver des mini-cœurs n'est pas une nouveauté – cela existe depuis le début des années 2010. Mais ceux de Richards sont uniques : ils reproduisent fidèlement un cœur humain juste après une crise cardiaque, avec un métabolisme du calcium perturbé, une conséquence typique. Richards précise : « Nous avons essentiellement miniaturisé une crise cardiaque au niveau microscopique. »

Ces mini-cœurs permettront de tester de nouveaux médicaments. Richards ajoute : « Lors d'une crise cardiaque, un manque d'oxygène cause de graves lésions tissulaires. Avec nos mini-cœurs, nous évaluons l'efficacité des traitements contre ces dommages. »


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