Les femmes enceintes souffrant d'anémie présentent un risque plus élevé de dépression post-partum que celles sans anémie.
Environ 29 % des femmes enceintes ou en postpartum sont touchées par l'anémie, une carence en globules rouges fonctionnels. Par ailleurs, 12 à 16 % des mères développent une dépression post-partum. Une étude menée par des chercheurs australiens, publiée dans la revue BMC Psychiatry, établit un lien clair entre anémie et dépression.
Plus de 300 000 mères australiennes ayant accouché de leur premier enfant entre 2004 et 2008 ont participé à cette recherche. Les données médicales ont été extraites d'un registre national, couvrant trois ans avant et après l'accouchement, pour identifier les hospitalisations liées à l'anémie ou à la dépression.
Les femmes anémiques affichaient un risque supérieur de symptômes dépressifs, particulièrement pendant la grossesse et la première année post-partum.
La carence en fer, principale cause d'anémie, est liée à l'humeur selon des études antérieures. Les personnes dépressives chroniques sont plus vulnérables à l'anémie, et vice versa. Le fer favorise la myélinisation cérébrale – formation d'une gaine isolante autour des cellules nerveuses – et le fonctionnement des neurotransmetteurs clés comme la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline, essentiels à la régulation émotionnelle. Un déséquilibre, dû à une carence en fer, peut entraîner une humeur dépressive.
Ces résultats soulignent l'importance d'un suivi étroit de l'anémie et de la dépression chez les femmes enceintes. Prévenir ou traiter l'anémie pourrait réduire les risques de dépression périnatale.
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