Bientôt, un simple test sanguin permettra de repérer les femmes à risque élevé de dépression post-partum avant l'apparition des symptômes.

Repérer les risques avant qu'il ne soit trop tard.
Une femme sur sept accoucheuse développe une dépression post-partum dès la deuxième semaine après l'accouchement. Loin du baby blues passager, cette dépression se manifeste par une tristesse profonde, des troubles du sommeil et de l'appétit, des crises de larmes, une baisse de libido, de l'anxiété et de l'irritabilité. Les conséquences sur le bébé sont graves : les mères déprimées interagissent moins, montrent moins d'affection et utilisent moins le langage bébé, favorisant des troubles émotionnels et d'apprentissage chez l'enfant.
Les méthodes actuelles ne détectent la dépression qu'une fois installée. Des chercheurs britanniques ont étudié 200 femmes enceintes, prélevant des échantillons sanguins lors de la première visite gynécologique et 2 à 8 semaines après l'accouchement. Ils ont identifié des variantes génétiques spécifiques chez celles qui ont développé la dépression, impliquées dans l'activation du système endocrinien face au stress. Cela suggère une hypersensibilité génétique à l'environnement.
Cette découverte pave la voie à un test sanguin simple pour identifier précocement les femmes à risque. Un traitement précoce pourrait ainsi prévenir l'impact sur la mère et son enfant.