Cinq composés chimiques dans l'air expiré signalent un cancer de l'estomac ou de l'œsophage.

Chaque année, environ 1,4 million de personnes sont diagnostiquées avec un cancer de l'estomac ou de l'œsophage. Souvent, la maladie est déjà avancée, avec un taux de survie à cinq ans de seulement 15 %.
Ce retard diagnostique s'explique par des symptômes non spécifiques, mimant d'autres affections. L'endoscopie, seul moyen fiable jusqu'ici, est coûteuse et invasive. Des études préliminaires avaient identifié des différences dans les concentrations de cinq composés chimiques – acide butyrique, acide valérique, acide caproïque, butanal et décanal – dans l'haleine des patients atteints de ces cancers, par rapport à d'autres troubles du tube digestif supérieur. Il manquait un test pratique pour les détecter.
Le médecin généraliste fera-t-il bientôt un test respiratoire pour détecter le cancer de manière précoce ?
Cette avancée semble à portée de main. Des chercheurs ont analysé les échantillons d'haleine de 335 patients ayant subi une endoscopie dans plusieurs hôpitaux londoniens. Parmi eux, 163 présentaient un cancer de l'estomac ou de l'œsophage. Le test a identifié correctement 80 % des cas de cancer et 81 % des cas sans cancer.
Prochaines étapes : validation sur un échantillon plus large d'ici trois ans, et tests chez des patients sans diagnostic de cancer pour évaluer sa performance en population à faible prévalence.
Si validé, ce test respiratoire permettra aux généralistes un dépistage précoce, boostant significativement les chances de survie.