M pilotée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC, agence de l'OMS), l'étude EPIC a interrogé 521 330 participants en bonne santé (sans cancer, maladie cardiovasculaire ni diabète) issus de dix pays européens sur leurs habitudes alimentaires et de vie. Après un suivi moyen de 16,5 ans, les registres populationnels ont permis de vérifier le statut vital des répondants. Environ 9 % d'entre eux, soit 41 693 personnes, étaient décédées. Les chercheurs ont comparé les habitudes de consommation des défunts à celles des survivants. Les résultats indiquent que les personnes consommant au moins deux verres de sodas par jour, qu'ils soient sucrés ou light, présentaient un risque de mortalité prématurée accru de 17 % par rapport à celles en buvant moins d'un par mois. L'association était particulièrement marquée pour les sodas light. Les auteurs concluent que la consommation quotidienne d'au moins deux verres de boissons gazeuses sucrées ou light constitue un facteur de risque potentiel de décès prématuré.
Cette étude observationnelle ne permet pas d'établir de lien de cause à effet. Des recherches antérieures ont déjà associé la consommation régulière de sodas sucrés à une espérance de vie réduite, en raison de facteurs confondants comme une alimentation déséquilibrée, un surpoids et un manque d'exercice. Les consommateurs fréquents de sodas light partagent souvent ces mauvaises habitudes de vie. Aucune preuve n'implique les édulcorants artificiels comme l'aspartame, considéré comme sûr par les autorités sanitaires.
"Les personnes qui consomment au moins deux boissons gazeuses light par jour sont plus susceptibles d'avoir des habitudes alimentaires et de vie malsaines"
Une grande étude montre un lien entre la consommation élevée de sodas light (≥ 2 verres/jour) et un risque accru de mortalité prématurée. Cependant, cela reflète probablement des modes de vie globalement malsains plutôt qu'un effet direct des boissons elles-mêmes.