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La sécurité des vaccins face à la pandémie de Covid-19 : doutons-nous encore ?

Mardi, le nombre de décès dus au Covid-19 en Belgique depuis début mars a dépassé les 2 000, principalement chez les personnes âgées et celles souffrant de comorbidités. Pourtant, même des jeunes en bonne santé ont été gravement touchés.

Aujourd'hui, le bilan s'élève à 2 240 morts, dépassant les estimations moyennes de décès grippaux saisonniers (entre 500 et 2 000). Et cela dans un pays presque à l'arrêt.

Cela évoque les conséquences d'une grippe sans vaccins. Combien de morts chaque année ? Devrions-nous compter sur l'immunité collective saisonnière ou confiner contre la grippe ?

Imaginez un monde sans vaccins contre la rougeole, la variole ou la poliomyélite. Enverrions-nous nos enfants à la crèche avec angoisse ? Une victime de rougeole sur 1 000 risque une méningite avec séquelles permanentes ; une sur 2 500 en meurt.

Accepterions-nous de perdre un enfant à cause d'une maladie évitable ? Ou d'éclaircir les rangs des plus de 70 ans chaque hiver ?

Cette crise marque les esprits. Convaincra-t-elle les sceptiques que sans vaccins, le monde est vulnérable ? En 2019, un Belge sur cinq doutait de leur sécurité.

Les anti-vaccins refuseraient-ils un futur vaccin contre le Covid-19 ?

Pourquoi ce scepticisme ? Méfiance envers les "Big Pharma", préférence pour un mode de vie "naturel", mythes persistants comme le lien vaccins-autisme (démenti scientifiquement).

Les vaccins paient leur succès : poliomyélite éradiquée en Occident, grippe et rougeole mieux contrôlées. Nous oublions leurs bienfaits.

Le coronavirus nous rappelle un monde sans vaccins ni traitements efficaces. Les opposants les refuseraient-ils pour eux-mêmes, leurs parents ou grands-parents vulnérables ?

Cette crise nous confronte aux faits. Mais les chiffres seuls ne changent pas les convictions : le biais de confirmation l'emporte. Seules les histoires émouvantes, comme le décès d'une enfant gantoise de 12 ans, touchent vraiment.

Le confinement pèse : solitude, deuils sans adieux, peur de la contagion. Soyons reconnaissants pour les vaccins qui nous ont offert des décennies d'insouciance. Vite, un vaccin contre le coronavirus !


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