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Bouger plutôt que peser : l'exercice surpasse la perte de poids pour vivre plus longtemps malgré l'obésité

Pour vivre longtemps et en bonne santé malgré l'obésité, l'activité physique semble plus efficace que la perte de poids. Augmenter son exercice réduit le risque de mortalité prématurée, même sans amaigrissement. Faut-il donc privilégier le mouvement à la balance ?

D'où vient cette affirmation ?

Longtemps, la perte de poids a été considérée comme le traitement idéal contre l'obésité. Des chercheurs américains ont interrogé cette approche pour évaluer son impact sur le risque de décès prématuré. Leur revue systématique de la littérature scientifique révèle des résultats inattendus.

  • L'exercice seul conduit rarement à une perte de poids durable. Brûler 1 kg de graisse corporelle nécessite environ 7 000 calories d'effort intense.
  • Les thérapies de perte de poids réduisent modestement le risque de mortalité prématurée.
    • Principale cause : l'effet yo-yo, reprise de poids après amaigrissement.
    • Cet effet accroít le risque de décès prématuré de plus de 40 %.
  • L'activité physique offre la plus forte réduction du risque de mortalité prématurée, de 15 à 50 % selon les études.

Les auteurs concluent que stabiliser son poids tout en adoptant un programme d'exercice est plus efficace que viser une perte de poids pour minimiser les risques liés à l'obésité.

Comment interpréter ces résultats ?

Malgré les efforts de plus de 40 % des Américains pour maigrir, l'obésité progresse. Les traitements classiques basés sur le régime échouent souvent à long terme, générant l'effet yo-yo.

Prévention de l'obésité

Ces constats réaffirment l'importance de la prévention pour éviter que les futures générations ne sombrent dans l'obésité.

  • Au-delà des brochures, apps et cours, des mesures structurelles s'imposent : plus de sport à l'école, taxation des aliments malsains.
  • Les recettes de ces taxes devant financer la prévention.

Traitement de l'obésité

Pour prévenir la mortalité prématurée, stabiliser le poids et pratiquer l'exercice s'avère plus performant. Sociétalement, investir dans l'activité physique prime sur les régimes restrictifs. L'approche doit passer des régimes à l'exercice.

Conclusion

Une revue américaine d'études montre que l'exercice physique, et non la perte de poids, réduit le mieux le risque de décès prématuré chez les obèses. L'effet yo-yo limite l'efficacité des cures amaigrissantes. Priorité à l'exercice et à la prévention !

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