La Vrije Universiteit (VU) Amsterdam n'engagera aucune action judiciaire contre l'ancien professeur Mart Bax, auteur de multiples inconduites scientifiques, fraudes et auto-plagiats.

Ce professeur d'anthropologie a fabriqué plus de 60 articles et republié son propre travail avec de simples ajustements, selon un rapport publié lundi. Il a notamment falsifié des enquêtes sur un monastère du Brabant et un site de pèlerinage en Bosnie. Bax a aussi menti sur son doctorat cum laude, son appartenance à une communauté anthropologique et son implication dans les recherches du NIOD sur Srebrenica.
Bax conserve son titre de professeur, sans enquête sur la validité de sa thèse. « À notre connaissance, aucune fraude n'a eu lieu dans sa thèse. Nous n'avons donc pas de raison de lui retirer son doctorat », a déclaré un porte-parole de la VU. La thèse n'a pas été examinée : « Nous agirons seulement si des allégations spécifiques nous parviennent. »
La VU ne le poursuit pas non plus en justice. Le porte-parole estime que la publication du rapport suffit comme sanction, ruinant sa réputation scientifique. Les publications douteuses de Bax ont été supprimées du système VU.
La commission d'enquête, présidée par l'historien Michiel Baud, reproche à la VU son indécision après les révélations journalistiques. « Le directoire n'a pas accordé l'attention due depuis trop longtemps. » L'université invoque une transition de recteurs, compliquant la mise en place du comité.
Bax a été auditionné, mais n'a pu présenter ses archives de recherche originales, « démantelées » après sa retraite en 2002. Certains informateurs sont décédés ou introuvables.
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