Une stimulation ciblée de zones spécifiques du cerveau diminue significativement la propension aux comportements agressifs.
De nombreux criminels présentent des anomalies dans les régions antérieures de leur cerveau, notamment au niveau du cortex préfrontal dorsolatéral. Cette zone joue un rôle clé dans le contrôle et l'inhibition des idées et comportements complexes, comme les infractions sexuelles ou violentes.
Il n'était pas établi si ces anomalies cérébrales causaient l'agressivité ou si les comportements agressifs les induisaient. Ces résultats penchent pour la première hypothèse.
Une équipe de chercheurs de Singapour et des États-Unis a stimulé la région cérébrale antérieure chez une quarantaine de volontaires sains via la stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS). Des électrodes placées sur le crâne activent des zones précises du cerveau. Un groupe témoin équivalent n'a reçu aucune stimulation.
Après stimulation, deux scénarios ont été présentés : l'un impliquant des violences physiques, l'autre des violences sexuelles. Les participants ont estimé la probabilité qu'ils en soient les auteurs. En moyenne, le groupe stimulé percevait cette probabilité comme plus faible que le groupe témoin.
Les chercheurs soulignent la nécessité de recherches supplémentaires avant toute application chez les délinquants, notamment sur les effets à long terme et une stimulation prolongée.
Cet article est paru dans la revue Journal of Neuroscience.
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