Pour chaque heure passée devant la télévision ou sur Internet, la consommation de malbouffe augmente en moyenne de 20 %, selon une étude menée par des chercheurs britanniques.
Des chercheurs anglais ont examiné l'impact de la télévision et d'Internet sur les habitudes alimentaires des enfants. La malbouffe désigne les aliments riches en graisses, sel et sucres ajoutés. Ils ont suivi 2 471 enfants âgés de 7 à 11 ans, en enregistrant leurs heures de visionnage TV, de navigation web, leur alimentation, boissons, activité physique, poids et taille. En moyenne, ces enfants passaient 22 heures par semaine devant la TV et 16 heures sur Internet.
« Les enfants regardant la télévision 3 heures ou plus par jour ont un risque de surpoids accru de 59 %. Pour la navigation internet, ce risque grimpe à 79 %. »
Remarquablement, chaque heure de télévision accroît de 20 % les demandes d'aliments vus en publicité et la consommation de sodas sucrés. Les collations sucrées augmentent de 16 %. Pour Internet, les demandes liées aux pubs en ligne progressent de 19 %, les sodas de 9 % et les collations sucrées de 12 %.
Dirigée par Cancer Research UK, l'une des plus grandes organisations mondiales de lutte contre le cancer soutenant plus de 4 000 scientifiques, médecins et professionnels de santé, cette étude innove en incluant l'impact d'Internet sur les habitudes alimentaires, au-delà de la seule télévision.
En Belgique, le Belgian Pledge régule la publicité alimentaire à la TV pour les enfants de moins de 12 ans via une autorégulation volontaire. Cette mesure devrait être rendue obligatoire et étendue à Internet et aux réseaux sociaux.
Les enfants sont exposés à des publicités pour produits malsains non seulement à la TV, mais aussi sur Internet et les réseaux sociaux. Une régulation stricte de ces messages s'impose pour protéger leur santé.