Les élèves à haut potentiel cognitif affrontent des défis uniques lors du passage à l'enseignement secondaire.
Cette semaine, les élèves de Flandre ont repris le chemin de l'école. Pour certains, il s'agit de la transition du primaire au secondaire, une étape majeure mêlant défis scolaires et sociaux.

Un groupe à risque inattendu est celui des élèves doués cognitivement. Habituellement, ils excellent sans effort au primaire, se percevant comme des "élèves naturels". Cette vision, souvent renforcée par parents et enseignants qui louent leurs capacités innées (comme en les qualifiant de "doué"), dissocie succès et effort.
La transition au secondaire ébranle cette confiance. Avec plusieurs enseignants, méthodes variées et devoirs simultanés, l autorégulation des apprentissages devient essentielle. Or, ces élèves n'ont souvent pas développé ces compétences au primaire, menaçant leur estime académique.
Le changement de pairs est un autre facteur clé. Les classes secondaires, plus grandes et souvent segmentées par niveau (en Flandre), placent ces élèves dans des groupes plus compétitifs. Ils ne sont plus forcément premiers, ce qui peut douter leur talent, affectant estime de soi et confiance globale. Bien que positif à long terme, cela reste challenging.

L'adolescence amplifie ces enjeux : hypersensibilité aux opinions des pairs, impactant priorités et comportements.
Quand leur concept de soi est menacé, certains élèves doués adoptent des comportements inadaptés :

Cela transforme l'échec en crise identitaire : non seulement "quoi faire", mais "qui suis-je ?".

La plupart des élèves doués surmontent ces défis et excellent. Pour les autres, des stratégies préventives existent pour parents et enseignants :
Pour ceux déjà au lycée, reconnaître leurs défis uniques et les soutenir est essentiel.
Bonne année scolaire à tous !
Rédigé par Alicia Ramos, doctorante à la KU Leuven. Cet article paraît aussi sur https://opgrownblog.wordpress.com/.
Pour approfondir :