« En définitive, une personne ne devrait pas tant se demander 'quel est le sens de ma vie ?', mais réaliser qu'elle-même est interrogée par la vie ». Viktor Frankl (Le docteur et l'âme, 1952)
La crise du Covid-19 s'est propagée à travers le monde. Cette pandémie menace non seulement notre santé physique, mais affecte profoundly la façon dont nous donnons un sens à notre existence. Des thèmes existentiels tels que la solitude face à la connectivité, l'éphémère, la maladie et la mort remontent soudain au premier plan. Cette crise peut-elle également ouvrir la voie à un changement positif ?
Quand le cours habituel de la vie est brutalement interrompu par une pandémie et un confinement, cela provoque souvent un malaise profond, une remise en question du sens de l'existence ou une crise existentielle. Les individus réfléchissent à leur parcours, à la maladie, à la mort, et se demandent s'ils sont sur la bonne voie. Ces réflexions mènent fréquemment à des changements dans la construction du sens de la vie.
Cette pandémie a causé d'immenses souffrances. Sommes-nous capables de les gérer de manière constructive ? Offre-t-elle des opportunités de changement et de croissance ? Même quand le moral est au plus bas, il se rétablit généralement. Le sens de la vie varie d'une personne à l'autre, d'un jour à l'autre. C'est un processus dynamique : rebondir après les crises, grâce à la résilience et la croissance post-traumatique.

L'idée que la souffrance ou les traumatismes peuvent stimuler le sens et le changement n'est ni nouvelle ni surprenante. Viktor Frankl, neurologue et psychiatre autrichien survivant de l'Holocauste, affirmait que l'humain est motivé par la recherche de sens, qui permet de surmonter les pires épreuves. Nietzsche écrivait : « Celui qui a une raison de vivre supporte presque toutes les conditions de vie ».
Des études récentes sur des populations variées (patients cancéreux, réfugiés de guerre) montrent que les traumatismes peuvent générer des effets positifs. Les individus en sortent souvent plus forts, avec une connexion renforcée aux autres, une plus grande appréciation de la vie et de nouvelles opportunités, boostant ainsi le bien-être.
Cependant, ce processus ne touche pas tout le monde. Certains groupes sont plus vulnérables : pertes d'emploi, isolement, maladies ou deuils accentuent l'anxiété et la dépression. Le confinement isole, tout en confrontant à la souffrance collective via l'empathie. La sortie de crise reste incertaine.

Des chercheurs de l'Université libre de Bruxelles (VUB), en partenariat avec l'Université de Gand et Stanford, mènent une étude à grande échelle sur l'impact du Covid-19 sur le bien-être existentiel. Centrée sur les émotions, le sens et l'espoir, elle explore sens, connectivité, autonomie et résilience.
Cette recherche identifie des leviers pour prévenir désespoir et non-sens en période de crise, favorisant une sortie renforcée. Participez via notre questionnaire :
Version néerlandaise : https://vub.fra1.qualtrics.com/jfe/form/SV_b3MWC7YLRYjUhFj
Version anglaise : https://vub.fra1.qualtrics.com/jfe/form/SV_6qUA8uxTEkRbPdb
Questions ? Contactez Existential.Wellbeing@vub.be
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