Des chercheurs canadiens de l'Université McGill ont identifié les cellules nerveuses qui réagissent aux mouvements imprévus, éclairant les mécanismes du mal des transports.

Des chercheurs de l'Université McGill à Montréal ont découvert les cellules nerveuses sensibles aux mouvements inattendus, un progrès clé pour comprendre le mal des transports.
Imaginez l'hiver : les sentiers sont verglacés après une nuit de gel. Un faux pas et vous risquez la chute... ou non ? Souvent, vous retrouvez miraculeusement l'équilibre. Ce n'est pas du hasard, mais l'œuvre de neurones spécialisés dans le cerveau.
Une équipe de l'Université McGill au Canada a identifié un petit groupe de cellules nerveuses responsables de cette réactivité fulgurante. Elles ajustent nos mouvements en quelques millisecondes face à un événement imprévu.
Conflits sensoriels
Ces situations imprévues génèrent des « conflits sensoriels ». Ils surviennent quand le corps perçoit un mouvement que les yeux ne détectent pas, comme sur un bateau. L'inverse est vrai aussi : les yeux captent des mouvements que le corps ignore, par exemple lors d'une scène panoramique en 3D au cinéma, où l'on se sent aspiré.
Les conflits sensoriels expliquent le mal des transports, le mal de mer ou le mal de l'air. Ces découvertes permettent une meilleure compréhension et étude de ces troubles.
« Nous savions que les informations sensorielles sont traitées dans le cervelet, explique la professeure Kathleen Cullen. Mais nous avons maintenant identifié les cellules nerveuses précises qui codent les mouvements inattendus. Elles transmettent des signaux au corps pour maintenir l'équilibre. » (adw)