Les psychopathes commettent souvent des crimes en raison d'une forte focalisation sur la récompense immédiate et d'un déficit de maîtrise de soi.

Une étude neuroscientifique révèle des différences cérébrales chez les psychopathes.
Les traits psychopathiques, comme le manque d'empathie, l'absence d'implication émotionnelle, l'impulsivité, les comportements antisociaux et un égocentrisme prononcé, sont fréquents chez les criminels. Cependant, certains individus présentant ces traits ne passent pas à l'acte. Pour explorer les bases neurobiologiques de ces comportements, des chercheurs du Radboudumc ont comparé les cerveaux de psychopathes via IRM.
L'étude a porté sur 14 psychopathes condamnés pour crimes, 10 personnes avec des traits psychopathiques non criminels, et 10 témoins sains sans antécédents judiciaires. Pendant des tests, leur activité cérébrale a été mesurée par IRM.
Les résultats montrent que le centre de récompense est hyperactivé chez les individus à traits psychopathiques, qu'ils aient commis des crimes ou non, contrairement aux personnes saines.
Une seconde analyse explique la différence entre criminels et non-criminels : une bonne connectivité entre le centre de récompense et la zone préfrontale médiane assure la maîtrise de soi et prévient les actes délictueux. À l'inverse, une faible communication entre ces régions favorise l'impulsivité et les crimes.
Robbert-Jan Verkes, coordinateur de l'étude au Radboudumc, envisage d'approfondir ces recherches pour déterminer l'origine de ces anomalies (hérédité, abus, stress infantile ?) et évaluer la responsabilité des psychopathes. (ev)
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