Des scientifiques ont découvert dans d'anciens manuscrits des traces d'activité solaire bien antérieures aux observations de Galilée.

Des enregistrements d'activité solaire plus anciens que ceux de Galilée
Longtemps, on pensait que les premières données fiables sur l'activité solaire dataient du début du XVIIe siècle, avec Galilée et les débuts de l'astronomie moderne. Pourtant, des historiens et astronomes de l'Université de Kyoto, au Japon, ont exhumé des dizaines de références à des taches solaires, aurores boréales et autres phénomènes solaires notables dans des documents anciens du monde entier, remontant au VIIe siècle.
Les cernes d'arbres, carottes de glace et sédiments permettent d'étudier le climat passé, mais l'activité solaire et les aurores n'y laissent pas de traces directes. Les chercheurs ont scruté des centaines de manuscrits chinois, japonais et européens des VIIe au Xe siècle, y dénichant des descriptions d'"arcs-en-ciel blancs" ou d'"arcs-en-ciel inhabituels". Étant donné la distance géographique entre les auteurs, ces observations ne peuvent s'expliquer que par des aurores boréales.
Ces enregistrements étendus de l'activité solaire permettront de raffiner les modèles scientifiques sur les champs magnétiques et leur impact climatique, ou de mieux anticiper les éruptions solaires responsables de pannes satellites.
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