Jusqu'en 1908, le Congo était la propriété personnelle du roi Léopold II et de son épouse d'origine hongroise, Marie-Henriette.

Jusqu'en 1908, le Congo relevait de la propriété privée du roi Léopold II et de son épouse hongroise Marie-Henriette. Décédée six ans avant le transfert à l'État belge, la reine laissa ses parents hongrois espérer un "Congo hongrois" jusqu'à la fin des années 1920, comme le révèle un document récemment publié dans Eos Memo.
Vers 1930, la noble hongroise Franciska Péterfy s'installe à Berlin, ville où fut divisé l'Afrique en 1885. Son but : réclamer une part de la colossale fortune de Léopold II, incluant l'ancien Congo privé. La famille Péterfy y était habilitée par un acte notarié royal de Tapolca, sur le lac Balaton. Les Hongrois durent renoncer après la Seconde Guerre mondiale.
Problème d'héritage
À sa mort en 1909, Léopold II lègue l'essentiel à sa maîtresse Blanche Delacroix. Les surplus reviennent à l'État belge, qui avait déjà acquis châteaux et la tour japonaise via la dotation royale. Un accord séparé prévoyait le transfert du Congo indépendant vers la Belgique, après les scandales mondiaux.
Cependant, Marie-Henriette étant morte en 1902, leurs trois filles tentent vainement de réclamer la moitié de la fortune paternelle, y compris le Congo. Selon leurs avocats, le contrat de mariage, traité international, imposait une communauté de biens. Les héritières y avaient droit fixe.
Le rêve d'un Congo hongrois persiste. Dirk Huylebrouck, employé d'Eos et auteur de Africa+Mathematics, a découvert ce document lors d'un voyage en Hongrie en 1929. L'histoire est détaillée dans Eos Memo n° 2, le spécial histoire.
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