Une avancée majeure en horlogerie atomique : une nouvelle génération d'horloges plus précises pourrait transformer la définition même de la seconde.

Les horloges atomiques à fontaine de césium, piliers de la mesure du temps actuel, pourraient bientôt être surpassées.
Les horloges atomiques les plus avancées reposent aujourd'hui sur des fontaines de césium : des atomes de césium sont projetés comme une fontaine et excités par des micro-ondes, générant des vibrations dont un nombre précis définit la seconde (9 192 631 770 périodes de rayonnement correspondant à la transition entre deux niveaux d'énergie hyperfins de l'atome de césium 133).
Des chercheurs de l'Observatoire de Paris ont développé des horloges à réseau optique (OLC) utilisant du strontium et des lasers pour des vibrations atomiques plus rapides. Cela divise la seconde en un plus grand nombre de périodes, offrant une précision inégalée.
Des tests comparatifs avec trois horloges à césium montrent que ces OLC perdent seulement une seconde tous les 300 millions d'années, contre 100 millions pour les fontaines de césium. Mieux encore, les deux nouvelles horloges se synchronisent parfaitement entre elles.
Avec le strontium prouvant sa supériorité, une redéfinition de la seconde s'impose peut-être. Cette étude, publiée dans Nature Communications, marque une étape décisive pour la métrologie du temps.
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