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Lancement de la Commission flamande pour l’intégrité scientifique : un rempart contre la fraude en recherche

La Commission flamande pour l’intégrité scientifique (VCWI) offre un second avis en cas de fraude scientifique dans les universités et centres de recherche flamands. Elle ambitionne de devenir un centre d’expertise dédié aux enquêtes sur ces manquements.

Lancement de la Commission flamande pour l’intégrité scientifique : un rempart contre la fraude en recherche

Des cas récents de fraude dans les universités flamandes et l’enquête Eos – révélant qu’un chercheur en médecine sur douze admet avoir fraudé – soulignent l’urgence d’une telle instance. L’initiateur, le Fonds pour la Recherche Scientifique (FWO), avait déjà posé les premières bases en 2011 pour renforcer le contrôle de l’intégrité scientifique.

En cas de suspicion de faute professionnelle, un chercheur peut signaler le problème au comité d’intégrité de son institution. Toutes les universités flamandes en disposent, y compris l’Université de Hasselt depuis cette année. Si la plainte est fondée, une enquête est ouverte, avec audition des parties impliquées. Le comité statue sur l’existence d’une fraude, autorisant l’employeur à sanctionner si nécessaire. Dès à présent, plaignant ou accusé insatisfait peut solliciter un second avis auprès de la VCWI. Les comités locaux peuvent aussi consulter la VCWI pour avis préalable, et elle prodigue des conseils généraux sur l’intégrité scientifique.

« Nous visons à devenir un centre d’expertise », déclare le président André Van Steirteghem, professeur émérite à la VUB. « Les universités manquent de conseils pour gérer ces cas. Il faut harmoniser la définition de la fraude et les sanctions. Nous ne décidons pas ; les universités gardent la main. »

Points de signalement

L’enquête Eos montre que les scientifiques observent souvent des irrégularités sans oser les dénoncer. Seulement une vingtaine de plaintes ont été traitées ces dernières années. Van Steirteghem ajoute : « Les chercheurs craignent les représailles. Les universités doivent offrir des points de signalement neutres et transparents. Nous développons un guide étape par étape pour clarifier les procédures. »

Transparence accrue

Aux Pays-Bas, le LOWI existe depuis 2003 et publie des rapports anonymes en ligne. Les universités néerlandaises divulguent aussi leurs cas. Van Steirteghem plaide pour une ouverture similaire : « La fraude n’est pas une faute des universités ; c’est un phénomène mondial. Nous publierons nos avis anonymes en ligne pour dissuader les fraudes futures. »


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