Notre code génétique est porté par deux brins d'environ trois milliards de bases chacun, formant la célèbre double hélice. Pourtant, à certains endroits, l'ADN adopte des structures alternatives en forme de nœuds.

Depuis les travaux pionniers de James Watson, Francis Crick et Rosalind Franklin dans les années 1950, l'ADN est connu pour sa structure en double hélice : deux brins en spirale entrelacés.
Cependant, les biologistes soupçonnaient l'existence d'autres formes. En laboratoire (in vitro), ils avaient observé les « i-motifs », structures évoquant la lettre « i ». Jusqu'ici, impossible de les détecter dans des cellules vivantes.
Des chercheurs australiens y sont parvenus : ils ont visualisé ces i-motifs dans des cellules humaines vivantes. Ces nœuds se forment exclusivement dans l'ADN promoteur (séquences activant ou inhibant des gènes) et les télomères (extrémités chromosomiques impliquées dans le vieillissement).
Remarquable : dans un i-motif, des bases cytosine (C) s'apparient entre elles (C-C), contrairement à la paire classique C-G. Instables, ces structures apparaissent et disparaissent rapidement, expliquant leur évasion aux détections antérieures.
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