Des nanophysiciens de l'Université de Copenhague ont mis au point une méthode ingénieuse et aléatoire pour authentifier les produits authentiques et identifier les contrefaçons.

Les entreprises souffrent de pertes économiques dues à la contrefaçon de leurs produits. Les falsificateurs ignorent brevets et risques, comme pour les faux médicaments vendus en ligne. Pour contrer cela, des chercheurs danois ont développé un système basé sur des grains de sable.
Les scientifiques ont divisé un grand volume de sable en trois tas aléatoires, en dopant chacun d'un élément chimique rare : l'europium dans le premier, le terbium dans le second et le dysprosium dans le troisième.
Ces éléments émettent une luminescence sous une longueur d'onde lumineuse spécifique et se fixent aux grains de sable, leur conférant cette propriété. Les trois tas ont ensuite été mélangés dans le seau principal.
Pour marquer un produit, un morceau de ruban adhésif préleve des milliers de grains colorés du seau et est appliqué sur l'objet. Ce motif unique, de quelques millimètres, peut être intégré au cuir, au verre ou au métal. La taille microscopique des grains rend impossible leur réorganisation.
Le fabricant photographie le motif aux longueurs d'onde des trois éléments, combinant les images en une seule stockée dans sa base de données.
Pour vérifier une montre, par exemple, le vendeur scanne la clé ; si elle ne correspond pas à la base, il s'agit d'une contrefaçon. Basé sur le hasard, le système est extrêmement difficile à reproduire.
L'Université de Copenhague a breveté cette technologie, prévue sur le marché dans un an. Le coût du marquage est estimé à moins de 1 couronne danoise (0,13 €) par produit ; les frais de base de données restent à évaluer.