Les puces informatiques pourraient gagner en vitesse grâce à une transmission de signaux partiellement optique, utilisant la lumière au lieu des électrons.
Dans les puces actuelles, les informations binaires générées par les transistors sont transportées par des électrons vers d'autres composants ou processeurs. Si cette transmission est déjà très rapide, elle reste un goulet d'étranglement selon les experts. Les chercheurs visent à miniaturiser davantage les puces pour accélérer les processeurs et booster les mémoires, tout en optimisant la vitesse de transfert des signaux.
Une équipe d'ingénieurs américains, britanniques et français a réalisé une avancée majeure en développant une méthode pour convertir les signaux électroniques en photons. Les photons, voyageant beaucoup plus vite que les électrons, offrent un potentiel énorme. Jusqu'ici, la conversion entre électrons et photons posait problème.
Les chercheurs ont résolu ce défi grâce à des métamatériaux innovants, capables de modifier radicalement les propriétés de la lumière. Précédemment utilisés pour dévier les rayons, ces matériaux convertissent désormais la lumière d'une couleur (fréquence) à une autre, facilitant un transfert fluide entre électrons et photons.
Avec des signaux photoniques, les puces n'ont plus besoin de fins câbles en cuivre, permettant une miniaturisation accrue et des performances supérieures.