La chaleur générée dans les villes influence les températures à des milliers de kilomètres de distance.

La chaleur résiduelle des villes modifie les températures régionales éloignées.
La chaleur produite par les bâtiments et les véhicules élève localement les températures urbaines. Ces zones plus chaudes perturbent le jet stream et d'autres systèmes atmosphériques, impactant le temps à des milliers de kilomètres. Des scientifiques américains le démontrent dans une étude publiée cette semaine dans Nature Climate Change. Cet effet peut réchauffer ou refroidir des régions reculées : jusqu'à +1 °C en Amérique du Nord et Asie du Nord, et -1 °C en Europe.
L'impact global sur la température moyenne mondiale reste négligeable (+0,01 °C), car seulement 0,3 % de la chaleur résiduelle est transportée via la haute atmosphère et les océans. Cet effet explique toutefois pourquoi certaines régions se réchauffent plus en hiver que ne le prévoient les modèles climatiques. (jdv)