Une simple poignée de terre renferme plus de bactéries et de microbes que d'étoiles dans la Voie lactée. Pourtant, leur constitution génétique reste largement méconnue. Cette situation évolue grâce à des recherches pionnières.

« Les bactéries ont été extraites du substrat, mais provenaient aussi de l'eau de mer, des restes de plantes et même des pâtés de vache et des excréments de termites. »
Des généticiens américains publient la deuxième vague de données du projet d'encyclopédie génomique des bactéries et des archées du sol. Cette initiative vise à séquencer l'ADN d'un maximum de microbes terrestres. Traditionnellement, la recherche médicale se concentre sur les pathogènes humains et animaux, reléguant les micro-organismes du sol au second plan.
Les chercheurs dévoilent désormais les génomes complets de 1 003 bactéries et archées, contre seulement 56 lors de la première vague en 2009. Ces échantillons proviennent non seulement du sol, mais aussi de l'eau de mer, de résidus végétaux, de crottes de vache et d'excréments de termites.
L'enjeu principal réside dans l'enrichissement de la base de données de génomes de référence. Cela permet d'identifier avec certitude les contaminations bactériennes dans les analyses d'ADN environnementales, essentielles en archéologie ou en investigations médico-légales.
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