L'épidémie d'Ebola de 2014 a entraîné bien plus de décès en Afrique de l'Ouest que prévu initialement.

Des chercheurs de l'Imperial College de Londres révèlent que cette épidémie a provoqué une hausse spectaculaire des cas de paludisme. Leurs conclusions, publiées vendredi dans la prestigieuse revue The Lancet, mettent en lumière un impact sous-estimé.
L'épidémie a paralysé les systèmes de santé en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Les patients atteints de paludisme n'ont pas reçu les soins adéquats, et la distribution de moustiquaires a été fortement réduite.
En 2014, près de 11 000 décès supplémentaires dus au paludisme ont été enregistrés par rapport aux années précédentes, un chiffre équivalent au nombre de victimes d'Ebola. Cette estimation repose sur une comparaison avec les 15 dernières années.
Selon l'OMS, le paludisme cause environ 600 000 décès par an dans le monde. Bonne nouvelle : GlaxoSmithKline vise une approbation internationale en octobre pour le vaccin RTS,S, le premier contre le paludisme. Développé depuis 30 ans pour les enfants, il offre une protection de quatre ans.
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