Les tiques posent un risque majeur pour les visiteurs des réserves naturelles et forêts. Des chercheurs testent des "moutons appâts" pour les capturer efficacement.

Les tiques, un fléau pour les amateurs de nature
Présentes en grand nombre dans de nombreuses forêts, certaines tiques portent la bactérie Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lyme. Aux Pays-Bas, l'Université de Wageningen et le RIVM (Institut national de la santé publique et de l'environnement) ont lancé il y a deux ans une étude visant à réduire leur population.
Plusieurs méthodes sont évaluées, dont l'utilisation de moutons appâts traités avec un acaricide. Ces animaux parcourent les zones ciblées, attirant et éliminant rapidement les tiques qui s'y fixent. Cela diminue temporairement les risques de piqûres pour les randonneurs. Comme de nouvelles tiques émergent régulièrement, les traitements doivent être répétés.
À l'été 2014, des essais ont été conduits sur trois campings nature et trois sentiers forestiers. Un troupeau guidé par un berger balaie chaque site une journée entière. Le nombre de tiques est compté avant et après pour évaluer l'efficacité. Les traitements, répétés 2 à 3 fois par site, permettent d'étudier l'impact à long terme.