La vie marine microscopique impacte la durée de vie des nuages et la quantité de précipitations qu'ils produisent.

Le plancton océanique favorise la formation de glace dans les nuages. Selon une équipe internationale publiant dans la revue Science, la vie marine microscopique affecte la durée de vie des nuages et la quantité de précipitations qui en découlent.
Le phytoplancton, composé d'algues microscopiques et de certaines bactéries photosynthétiques, forme la base de l'écosystème océanique. Il représente aussi une source majeure d'oxygène : environ la moitié de l'oxygène atmosphérique est produite par le plancton.
Le plancton va plus loin. Les particules qu'il excrète sont éjectées dans l'atmosphère par les projections d'eau marine. Ces particules agissent comme noyaux de condensation pour la formation de glace dans les nuages. La quantité de glace détermine ainsi la durée de vie du nuage et les précipitations (pluie, grêle ou neige) qu'il génère. Les nuages, en réfléchissant la lumière solaire (effet de refroidissement) tout en retenant la chaleur terrestre (effet de réchauffement), jouent un rôle clé dans le climat.
Les scientifiques ont analysé des échantillons d'eau de surface prélevés dans l'océan Arctique, l'ouest de l'Atlantique et le nord du Pacifique, en étudiant les propriétés des particules en laboratoire.
Une meilleure compréhension de la formation des nuages est essentielle pour affiner les modèles climatiques. Par exemple, la fonte accrue de la banquise arctique expose davantage d'océan, augmentant le nombre de particules favorisant la glace. Cela permet la formation de nuages de glace dans des airs plus chauds et secs que la normale.
Les chercheurs notent que cet effet est particulièrement marqué aux pôles, où les autres poussières atmosphériques sont rares. (ddc)