Les symptômes du rhume des foins altèrent la capacité de conduire de manière comparable à un taux d'alcoolémie de 0,05 g/L, soit l'équivalent de 2 à 3 verres d'alcool.

Une étude menée par Maastricht UMC+ démontre que le rhume des foins impacte négativement les performances au volant. Heureusement, les traitements antihistaminiques restaurent en grande partie ces aptitudes.
Vingt patients allergiques ont été testés hors saison pollinique. Après un spray nasal placebo, des symptômes ont été induits artificiellement, puis traités par médicaments anti-allergiques. Les tests de conduite ont révélé des écarts significatifs par rapport à la trajectoire idéale lors des symptômes.
Utilisant un véhicule d'entraînement équipé de capteurs et supervisé par un instructeur, les chercheurs ont mesuré les déviations. Avec les symptômes, les écarts étaient comparables à ceux d'une alcoolémie légale de 0,05 g/L dans de nombreux pays, augmentant ainsi le risque d'accident.
Les médicaments ont largement corrigé ces déficits. Selon le Dr. Bernd Kremer, chef de projet avec le Dr. Eric Vuurman et l'équipe de psychologie de l'Université de Maastricht : « Les médecins doivent alerter les patients sur ces risques et prescrire des traitements adaptés, surtout en cas de facteurs aggravants. »
Environ 20 % des Néerlandais et Belges souffrent de rhume des foins, causé par pollens ou acariens. Symptômes comme démangeaisons, larmoiements, nez bouché ou éternuements perturbent le quotidien et, comme le prouve cette étude pionnière, la conduite.
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