Une étude récente apporte un éclairage précieux sur les raisons pour lesquelles certaines personnes résistent au Covid-19, même en vivant au contact d'un individu infecté. Ces personnes présentent un nombre accru de lymphocytes T, des cellules immunitaires issues vraisemblablement d'infections antérieures par des virus du rhume courants.
Malgré la haute contagiosité de la variante Omicron, certaines personnes échappent à l'infection alors qu'elles cohabitent avec des cas confirmés. Des chercheurs britanniques ont identifié une explication potentielle.
Les rhumes sont souvent dus à des rhinovirus, mais 15 à 30 % sont causés par des coronavirus apparentés à ceux de la pandémie.
La famille des coronavirus compte une trentaine de souches, dont la plupart provoquent des infections bénignes. Le SARS-CoV-2 est une exception ayant muté pour causer une pandémie.
Immunité croisée après un rhume
Après un rhume à coronavirus, le corps produit anticorps, cellules mémoire et lymphocytes T contre ce virus. Bien que des centaines de souches de rhume existent, une immunité croisée partielle avec le SARS-CoV-2 est possible, via surtout les lymphocytes T à long terme.
Cette étude, bien que limitée à un petit échantillon, est corroborée par d'autres recherches. Des études plus larges confirmeront ces résultats.
Certaines personnes résistent au SARS-CoV-2 malgré un contact étroit, grâce à une immunité acquise via des rhumes à coronavirus bénins. Cela souligne l'importance de l'immunité cellulaire préexistante.