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Vers un vaccin universel contre le cancer : une nanoparticule imitant un virus cible la rate

Les résultats d'une étude récente publiée dans Nature ouvrent la voie à un vaccin anticancéreux universel prometteur.

Vers un vaccin universel contre le cancer : une nanoparticule imitant un virus cible la rate

Une étude parue dans Nature fait espérer un vaccin anti-cancer universel.

Le système immunitaire est une arme puissante et sophistiquée qui neutralise en permanence les envahisseurs. Parfois, il nécessite un coup de pouce, comme un vaccin, qui alerte les cellules immunitaires contre des pathogènes rusés.

De nombreuses cellules cancéreuses sont éliminées précocement par le système immunitaire, mais certaines échappent à sa surveillance. Cela s'explique en partie par le fait que le cancer provient de nos propres cellules, généralement épargnées pour éviter des maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou la sclérose en plaques.

Les chercheurs développent des vaccins à base d'ARN codant pour des antigènes spécifiques aux cellules cancéreuses, les distinguant des cellules saines. En faisant croire au système immunitaire que cet ARN provient d'un virus, les cellules tumorales pourraient être attaquées efficacement.

Ciblage précis des nanoparticules vers la rate
Le défi consistait à diriger les nanoparticules vers la rate, siège de la formation des cellules immunitaires. Les approches antérieures, utilisant des appendices ciblés, se sont révélées peu efficaces.

Des scientifiques de l'Université de Mayence rapportent dans Nature une solution ingénieuse : ils ont testé une gamme de nanoparticules aux propriétés physiques et chimiques variées, marquées par fluorescence. À leur surprise, celles portant une charge légèrement négative – due à une plus grande quantité de matériel génétique – migraient spontanément vers la rate.

Chez la souris, une nanoparticule chargée d'antigènes de cancer du poumon a entraîné la disparition complète de la tumeur.

Les tests sur souris ont été spectaculaires : la tumeur pulmonaire a totalement disparu. Les chercheurs ont initié une étude clinique chez des patients atteints d'un mélanome cutané difficile à traiter. Les premiers résultats immunologiques sont encourageants. (Source : télévision)

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