Des chercheurs de la KU Leuven et de l'Université de Harvard ont mis au jour un mécanisme inédit essentiel dans le développement du cancer.

Cette avancée, validée par des tests sur des souris, permet d'inverser le processus et de prévenir l'apparition de tumeurs malignes.
L'ADN humain s'enroule autour de protéines appelées histones. C'est au niveau de ces histones que se manifeste ce mécanisme : elles régulent des gènes dormants. Leur activation soudaine favorise la formation de tumeurs agressives, telles que les tumeurs nerveuses malignes, les glioblastomes cérébraux chez l'adulte et les mélanomes cutanés.
Thomas de Raedt (Université de Harvard) et Eline Beert (KU Leuven) ont démontré que cette activation résulte d'une défaillance du gène SUZ12. Identifié initialement chez des patients atteints de neurofibromatose de type 1 (maladie de von Recklinghausen), ce mécanisme intervient aussi dans les cancers sporadiques.
Cette découverte ouvre des perspectives thérapeutiques prometteuses. Chez la souris, les chercheurs ont réussi à réactiver le contrôle des gènes défaillants, arrêtant la croissance tumorale et réduisant les tumeurs.
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