Des chercheurs ont découvert que les mangoustes rayées mâles qui ont connu des premières années difficiles vivent plus longtemps.

Cette étude aide à comprendre comment les animaux réagiront aux changements environnementaux.
Les mâles ayant le plus de descendants sont ceux qui ont grandi dans des environnements très variables. Ces individus vivent également plus longtemps, tout comme ceux issus de conditions difficiles.
Grandir dans un milieu pauvre ou instable présente donc des avantages. Les scientifiques s'interrogent encore sur les mécanismes expliquant cette plus grande longévité et cette meilleure reproduction.
Cette étude s'appuie sur 14 années de données collectées auprès de mangoustes rayées sauvages en Ouganda. Les précipitations ont servi de mesure des conditions environnementales : plus de pluie signifie plus de proies disponibles. La variabilité a été évaluée par les fluctuations entre saisons humides et sèches.
Les conditions juvéniles n'influencent pas la survie à la première année, ni la longévité ou la reproduction des femelles.
Comprendre ces effets environnementaux sur les mangoustes permet d'anticiper les réactions des animaux aux futurs changements climatiques. Ces découvertes sur la résilience pourraient même avoir des implications pour la santé humaine.