Le venin d'une vipère d'Asie du Sud-Est renferme une protéine qui inhibe la formation des caillots sanguins, sans causer d'effets secondaires notables.

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Les inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire sont des médicaments qui empêchent les plaquettes de s'agglutiner, prévenant ainsi les caillots sanguins – principale cause d'infarctus et d'AVC. Cependant, leur usage prolongé peut entraîner des saignements graves, notamment en cas de blessures.
Des chercheurs taïwanais ont identifié une protéine naturelle qui réduit la coagulation des plaquettes sans accroître le risque hémorragique. Elle se lie à la protéine GPVI des plaquettes, la bloquant pour un effet optimal. Issue du venin d'une vipère exclusive à l'Asie du Sud-Est, cette découverte est remarquable.
Certains anticoagulants actuels proviennent aussi de venins de serpent, mais ciblent une mauvaise protéine, d'où leurs effets secondaires. Cette nouvelle protéine semble plus précise.
Des tests sur souris et rats confirment son efficacité et sa sécurité. Chez l'humain, des études restent nécessaires.
Dans le numéro d'été d'Eos (en kiosque fin juin), découvrez un dossier sur la recherche d'antidotes contre les venins de serpent mortels.
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