Les personnes âgées actives physiquement présentent une meilleure qualité de substance blanche cérébrale que leurs homologues sédentaires.

Les seniors qui pratiquent régulièrement une activité physique affichent une substance blanche cérébrale de meilleure qualité que ceux moins actifs. Les scientifiques savent depuis longtemps que l'exercice prévient la perte de mémoire et les troubles cognitifs, mais les mécanismes sous-jacents restaient méconnus jusqu'à présent.
Depuis 2006, les neurologues du Radboudumc (UMC St Radboud, Niederlande) suivent plus de 500 personnes âgées de plus de 50 ans ayant subi un AVC. Ils ont évalué leurs habitudes physiques, leur niveau d'éducation, leur statut socio-économique et leurs antécédents médicaux via des questionnaires, tout en examinant leur cerveau à l'aide d'un IRM avancé.
Les résultats révèlent que l'exercice influence positivement la substance blanche, composée de faisceaux de millions de fibres nerveuses reliant les différentes régions cérébrales – par exemple, de la zone détectant un obstacle à celle commandant le mouvement de contournement.
Cet effet est particulièrement marqué dans la partie antérieure du cerveau, au niveau du lobe frontal, responsable des prises de décision, de l'anticipation, du contrôle des impulsions et de l'initiation des actions cognitives et motrices.
Les raisons précises de cet impact restent à élucider, mais il est établi que cette zone est souvent altérée chez les personnes âgées présentant une parole ou une marche ralenties. (ev)
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