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TOC : Comment vaincre efficacement les pensées envahissantes

Environ 1,6 % de la population souffrira d’un trouble obsessionnel-compulsif (TOC) au cours de sa vie. Dans les formes graves, ce trouble peut altérer gravement les capacités fonctionnelles, les relations sociales et la qualité de vie. Malheureusement, de nombreux cas restent non diagnostiqués et non traités.

Andrey_Popov/Shutterstock

Le TOC se caractérise par des pensées envahissantes et anxiogènes (obsessions) que l’on tente de neutraliser par des actes répétitifs (compulsions). Le diagnostic repose souvent sur la présence des deux, bien qu’un seul puisse suffire si le trouble est chronophage, source d’angoisse intense ou invalidant.

Les obsessions varient : peur d’avoir laissé le gaz ouvert, obsession de la propreté, etc. Les compulsions sont des réactions excessives, comme vérifier trois fois la cuisinière avant de sortir.

Les compulsions apaisent l’anxiété temporairement, contrairement à la psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC), qui cible la racine du problème. En cabinet ou en visioconférence, elle permet de réinterpréter les pensées obsédantes et de modifier les réactions qu’elles provoquent.

Choisissez un thérapeute formé et expérimenté en TCC pour TOC, car tous ne le sont pas.

La TCC repose sur l’« exposition avec prévention de la réponse » : exposition progressive aux déclencheurs en vrai et en imagination, pour habituer le patient et montrer que l’anxiété diminue sans rituel. Bien que challenging, 80 % des patients qui persistent en tirent un soulagement significatif.

« Un soutien supplémentaire aide à persévérer. Les témoignages de réussite motivent », conseille Olivia Bamber, porte-parole d’OCD Action, association britannique offrant assistance téléphonique et groupes d’entraide.

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) aident jusqu’à 60 % des patients. Testez plusieurs molécules avant d’abandonner.

Des traitements expérimentaux comme la stimulation cérébrale profonde sont à l’étude, sans preuves définitives. Si la TCC ± médicaments échoue, changez de thérapeute : c’est courant, comme le note Olivia Bamber.

L’échec peut venir d’un mauvais feeling ou d’un manque d’expertise. Ne désespérez pas : maîtriser un TOC est réaliste.

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