Le centre de notre galaxie, la Voie lactée, émet un flux continu de particules chargées, sous-produit des naissances d'étoiles massives.

Au cœur de la Voie lactée, un flux puissant de particules chargées naît des explosions de supernovae issues d'étoiles massives. Ce phénomène, partiellement responsable du champ magnétique galactique, a été confirmé par une équipe internationale incluant l'astronome néerlandaise Marijke Haverkorn, dans une étude publiée cette semaine dans Nature.
Ce flux renferme une énergie colossale, équivalente à celle d'un million d'étoiles en explosion, et s'étend sur environ 50 000 années-lumière, soit la moitié du diamètre du disque galactique. Observé depuis la Terre, il couvre les deux tiers du ciel, mais reste invisible à l'œil nu. Sa découverte remonte aux observations du radiotélescope de Parkes, en Australie, d'un diamètre de 64 mètres.
Les particules chargées s'échappent du centre galactique à des vitesses d'environ 1 000 km/s. Leurs émissions radio résultent de leur interaction avec le champ magnétique de la Voie lactée. Ce flux transporte également du gaz, des électrons énergétiques et son propre champ magnétique intense.
La recherche récente démontre que ces particules proviennent de générations récentes d'étoiles massives, dont la brève existence s'achève en supernovae.