Les premiers résultats complets de l'atterrissage de Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, fin 2014, ont été publiés cette semaine dans la revue Science.

À l'approche du Soleil, la comète se réchauffe, faisant évaporer sa glace. Traditionnellement, les scientifiques pensaient les comètes riches en eau gelée. Or, les mesures de Rosetta révèlent que 67P émet beaucoup de vapeur d'eau à un moment, puis du dioxyde de carbone quelques heures plus tard. Cette variation pourrait résulter d'un simple changement de température, ou indiquer une particularité de la comète.
La comète présente deux lobes reliés par un "cou" étroit, évoquant un canard en caoutchouc. Selon les chercheurs, cette forme influence les variations observées : la rotation expose alternativement un lobe au Soleil. Si le coma gazeux reflète la composition du noyau, cela suggère une formation par collision de deux corps originaires de régions distinctes du système solaire.
À l'approche du périhélie le 13 août, ses émissions gazeuses s'intensifient déjà, promettant de nouvelles révélations sur sa composition.