De nouvelles recherches révèlent que l'eau qui coulait autrefois en surface sur Mars, planète aujourd'hui aride, a en grande partie été absorbée par les roches.

Jusqu'ici, les scientifiques pensaient que cette eau s'était principalement échappée dans l'espace via une atmosphère altérée par le rayonnement et le vent solaires (Nature, 21 décembre).
Grâce à des modèles de calcul avancés, une équipe de planétologues a démontré que les roches basaltiques martiennes contiennent environ 25 % d'eau de plus que leurs équivalents terrestres. Cela s'explique par une teneur en fer plus élevée et des conditions de pression et de température inférieures à celles de la Terre.
Ainsi, les processus volcaniques ont injecté une quantité importante d'eau dans le manteau martien, cette couche de roche chaude située juste sous la croûte solide d'une épaisseur de plusieurs dizaines de kilomètres.
Ces découvertes soulignent que l'habitabilité d'une planète dépend largement de sa minéralogie et de ses facteurs géophysiques, au-delà de la simple présence d'eau liquide et d'une température favorable.