La surface de Mars est plusieurs fois plus sèche que les régions les plus arides de la Terre, une condition qui perdure probablement depuis des millions d'années.

Cette conclusion repose sur l'analyse de météorites martiennes détectées par le rover Opportunity. Leur faible teneur en rouille indique une rareté extrême de l'eau, même en traces infimes (Nature Communications, 11 novembre).
Des données du rover Curiosity, publiées l'an dernier, suggèrent une possible "rosée" salée nocturne sur le sol martien. Les chercheurs de cette nouvelle étude estiment cela plausible, mais en quantités infimes.
En modélisant la vitesse de rouille des métaux martiens selon les concentrations d'eau, et en comparant avec des météorites de Meridiani Planum – près de l'équateur martien –, les scientifiques concluent que l'altération chimique est 10 à 10 000 fois plus lente que dans les déserts terrestres les plus secs.